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Les Echos - Louvre Gestion
14 décembre 2007 - Toujours de bonnes actions américaines
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Alexander Farman-Farmaian ///
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Christophe Foliot ///
/// Edmond de Rothschild AM.
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- Introduction : Quatre spécialistes de l'économie américaine s'interrogent ...
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- Introduction : Quatre spécialistes de l'économie américaine s'interrogent sur les réels impacts de la crise des "subprimes"
Trois gérants américains … d’Amérique et un gérant "américain" de Paris ! Voilà une tête d’affiche d’une brûlante actualité au moment où les avis n’ont jamais été aussi partagés sur l’étendue des dommages collatéraux de la crise des "subprime", les prêts hypothécaires … américains, survenue au beau milieu de l’été ! L’expression – celle de "dommages collatéraux" - paraît d’ailleurs faible tant l’inventaire partout dans le monde prend presque jour après jour des proportions insoupçonnées il y a encore quelques semaines. Est-ce le début de la fin de la crise , celle de l’industrie financière – en particulier dans les banques ? Le pire reste-t-il encore au contraire à venir ? La Bourse va-t-elle remonter après avoir beaucoup baissé ? L’économie américaine est-elle promise à la récession ? Autant de questions urgentes qui étaient au menu de ce "Cercle des gérants Les Echos-Louvre Gestion", pas tout à fait comme les autres, qui s’est tenu le lundi 3 décembre, trois jours avant que le Président George Bush ne vole au secours de "ses" ménages étranglés par millions par leurs crédits immobiliers et ne demande aux banques américaines de geler pendant cinq ans l’évolution des taux d’intérêts hypothécaires.
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- Le point de vue de Thomas D. Gallagher
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- Le point de vue de Thomas D. Gallagher
Paradoxalement, le monde tel qu’il est après la crise majeure (puisque référence a parfois été faite à la crise de 1929) dont le marché immobilier américain a été la fourrier ne semble pas inquiéter outre-mesure les gérants américains venus … d’Amérique. Thomas D. Gallagher , "senior managing director" de la société de gestion ISI Group à Washington, classé parmi les meilleurs analystes de Washington au cours des quinze dernières années, constate que "la crise immobilière a déjà eu et continuera à avoir des effets considérables et que l’économie américaine a d’ores et déjà ralenti". Mais, ajoute-t-il aussitôt, "l’administration américaine et la banque centrale américaine, le Federal Reserve Board, prendront toutes les mesures nécessaires pour y remédier".
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- Le scénario de Alexander Farman-Farmaian
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- Le scénario de Alexander Farman-Farmaian
Alexander Farman-Farmaian, partenaire et vice-président de la société de gestion indépendante Edgewood à New York où il se concentre dans la gestion des grandes valeurs de croissance américaine (il y oeuvre depuis janvier 2006 après avoir travaillé dix-neuf ans pour W.P. Stewart où il gérait un des meilleurs fonds de valeurs de croissance aux Etats-Unis), partage la conclusion à laquelle arrive Thomas D. Gallagher. Mais il opère au préalable une distinction intéressante. Pour lui, "il n’y a pas aujourd’hui une économie américaine, mais deux…" "La première comprenant la finance et la construction est en récession, dit-il. La seconde (le reste de l’économie) se porte bien". Alexander Farman-Farmaian en veut pour preuve la baisse du dollar favorable aux entreprises américaines à l’étranger (contribuant à réduire le déficit commercial) ou encore la situation de l’emploi, toujours bonne. Toute la question est, d’après lui, de savoir "dans quelle mesure la première économie tirera la seconde vers le bas". Mais il s’avoue "relativement optimiste" parce que, lui, aussi fait confiance à la banque centrale américaine pour garder la situation sous contrôle. Il voit même dans les évènements des opportunités d’investissement. "Quand vous investissez en Bourse, vous achetez le futur, explique-t-il. Nous sommes convaincus que la FED va continuer à baisser les taux d’intérêt et que les marchés d’actions évolueront favorablement au cours des mois qui viennent". |
- Les vues de Paul Mampilly
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- Les vues de Paul Mampilly
Les "stock-pickers", les gérants qui ne s’en remettent pas à des scénarios macro-économiques globaux pour choisir les valeurs dans lesquelles ils vont investir, ne détestent pas les périodes pendant lesquelles les marchés d’actions subissent des à-coups. C’est le cas de Paul Mampilly, directeur général, "senior portfolio manager" chez Kinetics à New York , une société de gestion spécialisée dans la recherche de sociétés sous valorisées, dont c’est le cœur du métier. S’agissant de la crise des "subprime", il estime que, "d’après les calculs auquel il s’est livré, elle aura un impact limité". Selon lui, "le marché immobilier ne contribue que à hauteur de 6% à la formation du produit intérieur brut aux Etats-Unis, les "subprime" ne représentent au maximum qu’un tiers des crédits hypothécaires et seulement un tiers des "subprime" risquent de ne pas pouvoir être remboursés". En revanche, Paul Mampilly estime que "la situation actuelle peut créer des opportunités d’investissement". Il cite le cas, dans le secteur du crédit immobilier américain, de Fannie Mae. "Le titre est très bon marché, dit-il. Il est intéressant dans une perspective d’investissement à trois ou cinq ans".
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- L'opinion de "l'Américain de Paris"
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- L'opinion de "l'Américain de Paris"
"L’Américain de Paris", le quatrième invité du "cercle des gérants" , Christophe Foliot, co-responsable de la gestion des actions internationales chez Edmond de Rothschild Asset Management, est, lui aussi, persuadé, que "beaucoup d’opportunités d’investissement s’offrent aujourd’hui aux investisseurs". "Beaucoup de mauvaises nouvelles sont déjà intégrées dans les cours, précise-t-il. Les actions américaines sont en baisse pour plus de la moitié d’entre elles sur un an. Plus de 12% d’entre elles sont en baisse de plus de 20% toujours sur un an". Il est par ailleurs persuadé que "les bénéfices des sociétés américaines ne diminueront pas l’année prochaine".
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- Quelles décisions ont été prises par les gérants depuis l'été ?
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- Quelles décisions ont été prises par les gérants depuis l'été ?
Nos gérants n’ont pas, contrairement à ce qu’on aurait pu penser, procédé à des révisions déchirantes depuis la crise de l’été. "Nous n’avons pas modifié la composition des portefeuilles depuis le début de l’année parce que nous poursuivons une politique de gestion à long terme", explique Paul Mampilly. Il est "très investi en titres de places financières cotées en Bourse ou en titres de compagnies pétrolières possédant des réserves au Canada ou en Russie". Autant de valeurs qui n’ont qu’un très lointain rapport avec le marché … immobilier local ! Pour un autre "stock picker", choisissant les valeurs une à une pour leurs qualités propres, comme Alexander Farman-Farmaian, le credo ou plutôt les credo restent les mêmes : "Nous recherchons des valeurs de croissance. Nous investissons dans la téléphonie mobile. Nous investissons dans Google, ainsi que dans des distributeurs spécialisés comme Whole Foods Market et CarMax. D’une façon générale, nous recherchons des sociétés dont les activités sont très typées et dont les dirigeants sont de qualité. Nous recherchons également des sociétés qui ne sont pas trop chères et dont les perspectives de croissance sont intéressantes." Quand Christophe Foliot dit "croire beaucoup au secteur de l’environnement" , les préoccupations liées à la crise des "subprime" sont là encore oubliées. "Nous anticipons d’énormes investissements dans l’énergie éolienne et dans l’énergie solaire au cours des prochaines années", dit-il. Mais il ne s’attend à "aucun changement dans la réglementation avant l’élection présidentielle aux Etats-Unis" malgré l’urgence des décisions à prendre de l’autre côté de l’Atlantique sur le plan de la protection de l’environnement. Une échéance politique qui donnera une actualité supplémentaire si besoin était à l’évolution du marché immobilier américain en particulier et à celle de l’économie américaine en général sans parler de l’évolution du marché américain des actions ! |
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