Rechercher un fonds :
  • Introduction

Avant toute chose, il est nécessaire de rappeler aux investisseurs qu’il n’existe pas de bon ni de mauvais style de gestion. Se focaliser sur un style de gestion unique est inutile et souvent risqué, un investisseur doit plutôt chercher à se constituer un portefeuille profitant de la diversification des styles. En fonction de l’évolution des marchés financiers, certains styles seront plus performants que d’autres. La bonne gestion d’un portefeuille passe par la diversification des risques.


La gestion sectorielle///

La gestion sectorielle est une méthode de gestion de portefeuille qui permet à un investisseur de se  positionner sur un segment de l'économie nationale ou internationale, à partir de valeurs appartenant soit à un même secteur d'activité (santé, nouvelles technologies, services financiers,…), soit à un groupe de secteurs.
 
Le gérant est libre de choisir la pondération qu’il souhaite attribuer à certains d'entre eux en fonction de ses anticipations d’évolutions des données macro et micro-économiques.
 
La valeur ajoutée de ce type de gestion réside donc dans la capacité du gérant à anticiper et analyser l’évolution des différentes variables économiques, ainsi que leur conséquence sur les différents secteurs.

La gestion quantitative  ///
La gestion quantitative au sens large regroupe d’une part la gestion indicielle et d’autre part la gestion quantitative pure :

  • La gestion indicielle (passive)

    Comme son nom l’indique, la gestion indicielle consiste à répliquer les performances d’un indice de référence. La composition du portefeuille est identique à celle de l’indice et des « rebalancements » sont effectués régulièrement pour « coller » à celui-ci. Ainsi, un fonds indiciel suit rigoureusement les variations de son indice, aussi bien en période de hausse, que de baisse.

  • La gestion quantitative (active)

    La gestion quantitative est une méthode de gestion quasi-automatisée et basée sur des modèles mathématiques complexes mis en place par chaque société de gestion. Les données économiques et financières (rating des sociétés, recommandations des analystes, publication des comptes des entreprises, rendements attendus des actifs financiers…) constituent les données essentielles du programme.
     
    Le gérant se fixe, comme pour la gestion indicielle, un objectif de risque, mais également, et c’est là sa principale différence, un objectif de surperformance. Ainsi, la gestion quantitative pure est une approche plus active que la gestion indicielle.


Le stock picking (ou sélection de valeurs) ///

Le stock picking ou sélection de valeurs est une approche beaucoup plus fondamentaliste que les précédentes. Elle ne s’intéresse à aucun indicateur de référence mais uniquement aux critères fondamentaux de la valeur (la situation financière de l’entreprise, le secteur d’activité de l’entreprise et sa progression dans celui-ci,…), et la connaissance des dirigeants. On cherche à déterminer la valeur intrinsèque de l’entreprise.
 
Pour ces raisons, le stock picking est un style de gestion décorrélé de l’orientation des marchés financiers.
 
Cette approche permet une meilleure allocation et un effet diversification plus important que la diversification géographique pour un investisseur.
 
Par ailleurs, elle offre une plus grande flexibilité à l’égard des cycles économiques : l’approche du gérant dans son anticipation de l’évolution des principales variables économiques (croissance, inflation, taux d’intérêt,…) se reflète sur le choix de style de son portefeuille.
 
On distingue deux variantes du stock picking : le stock picking growth (Growth) et le stock picking value (Value).

  • stock picking “growth”

    Les fonds growth sont, comme les fonds value, basés sur les critères fondamentaux du stock picking. L’approche croissance ou « growth » consiste à investir dans des sociétés reconnues qui ont un potentiel de croissance future important (croissance prévue du chiffre d’affaires, croissance des bénéfices,…). Le gérant fait donc un pari sur l’avenir de ces sociétés, qui n’ont pas encore atteint leur maturité. Il est prêt à payer un prix plus élevé pour les bénéfices futurs, car les perspectives de croissance du titre sont supérieures à la moyenne.
     
    La volatilité de leurs performances est plus élevée que la gestion value, mais les fonds sont plus rémunérateurs.

  • stock picking “value”

    L’approche de stock picking value consiste à investir dans des sociétés dont le cours boursier est sous-évalué par rapport à sa valeur intrinsèque et présente donc un fort potentiel de hausse.
     
    Le gérant d’un fonds value sélectionne dans son univers d’investissement des entreprises qui présentent une décôte significative et offre une rendement important. Il regardera particulièrement les ratios Price to book, Price earning ratio, Rendement du titre,…
     
    Les actions de ces sociétés présentent généralement un risque inférieur au marché, ce qui permet d’améliorer le couple rendement/risque. Les sociétés value sont des valeurs défensives, ce qui est légèrement défavorable lorsque les marchés sont en hausse, plus favorable au style growth.
     
    Toutefois, toutes les sociétés ne sont pas uniquement, soient des sociétés de type growth, soient des sociétés de type value. La frontière entre les deux styles de gestion est variable.
     
    En effet, des titres qui ont un fort potentiel de croissance peuvent présenter une légère décôte sur le marché et être ainsi à la fois des valeurs growth et value. Par ailleurs, l’univers des valeurs value et croissance évolue sans cesse. Des valeurs de croissance, il y a encore quelque temps peuvent rapidement devenir des values. Les styles de gestion growth et value sont en fait des styles complémentaires pour les gérants. Un gérant value ne peut investir dans une société si elle n’a pas de perspective de développement futur, et un gérant growth ne peut investir dans une affaire si elle ne vaut rien.

  • l’approche GARP

    L'approche GARP (Growth At a Reasonable Price ou croissance à prix raisonnable) est un modèle hybride des styles value et croissance. Les fonds de type GARP investissent dans des sociétés qui ont une croissance attendue de leur profit supérieure à la moyenne des entreprises du marché, et maintiennent par ailleurs une valorisation attractive.

    En pratique, les gérants vont acheter des actions d'une entreprise à la condition que son ratio cours/bénéfices (C/B) soit bien inférieur au taux de croissance de ses profits. Le ratio défini par le rapport (cours/bénéfice)/taux de croissance des bénéfices (PEG : price earning growth) doit être le plus faible possible.


Historique