Il nous semble que le principal facteur de risque pesant sur l’ensemble des marchés financiers à l’heure actuelle est le risque de pression inflationniste.
Cette inflation, rampante en 2007, se révèle en plein jour en 2008 : le Japon (déflationniste depuis des années) subit maintenant 2% d’inflation, la Russie caracole à plus de 14,5%, et de façon spectaculaire Singapour est passé en un an de 0,70% à 7,5% !
L’inflation n’est pas toujours de mauvaise augure lorsqu’elle reflète une expansion économique durable, et qu’elle est la conséquence d’une demande domestique forte. Elle est plus problématique lorsqu’elle révèle une augmentation subie du coût des matières premières, et qu’elle accélère alors l’entrée en récession.
Il faut désormais bien discriminer pour chaque zone les causes de cette inflation, spirale par les coûts ou par la demande, et en tirer des conclusions sur les rendements probables des actifs de la zone.
Il est important aussi d’examiner au cas par cas les résultats des entreprises, et de vérifier si elles sont capables de facturer ce surcoût inflationniste à leur client final (par exemple pour la grande distribution).